Episode 31

Une sacrée paire d’ovaire

Une sacrée paire d’ovaire
Etre mère et féministe et envisager la conciliation entre carrière et maternité.
 
Cette semaine, j’ai le plaisir d’accueillir Marie BONGARS qui nous partage son regard sur sa toute nouvelle maternité.

Marie en quelques mots :
👠   Working Mum
👜 Kinésithérapeuthe & Créatrice des Podcasts : Une sacrée paire d’ovaire, 9mois, Mais où est passé le Père Noël et Ta fiction de l’été
👨‍👩‍👧‍👦   Maman d’une petite Tokyo de 8 mois

Envisager la conciliation

On parle souvent des femmes pour qui la maternité chamboule les envies professionnelles. Celles pour lesquelles c’est l’occasion de redéfinir ou commencer à définir ce qu’elles souhaitent faire de leur vie.

Mais qu’en est-il pour ces femmes qui, comme Marie, adorent ce qu’elles font et qui, pour autant, vont se retrouver face à un chamboulement dans l’organisation du quotidien, dans la vie du couple et aussi dans leur façon d’envisager un travail qui comporte une hyper-mobilité ?

Déjà, Marie a partagé ses impressions, ses sentiments de chacune des étapes de sa grossesse dans le Podcast 9 mois qui a rencontré un grand succès et que j’ai adoré.

À mon micro, Marie nous partage ses réflexions autour de l’équilibre qu’elle veut mettre en place entre sa nouvelle vie de famille et ses métiers-passion, nourries par les centaines de rôles modèles qu’elle dépeint dans son Podcast « Une sacrée paire d’ovaires » et par des discussions dans son couple.

De rôle-modèle en rôle-modèle

On parle de Serena Williams, de la valeur du travail et de la réalité propre au sport de haut niveau rythmée par les JO.

On parle aussi des valeurs féministes qu’elle souhaite transmettre à sa fille comme à ses auditeurs pour que les femmes soient en mesure de se dire : « Pourquoi je fais les choses ? Comment est-ce que je peux les faire ? Et qu’est-ce qui peut être mis en place pour les faire ou pour changer de direction ? »
Bref, se donner les moyens de réaliser ce qui nous passionne !

Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir son témoignage.

Belle écoute ✨

Quelques extraits

Ce qu’on fait beaucoup quand on est enfant, c’est qu’on se reconnait où on cherche à atteindre des idéaux artistiques parfois sportifs mais souvent les rôles modèles manquent, ils sont peu présents, difficiles à trouver, souvent toujours les mêmes et peu diversifiés.
Donc selon la petite fille qu’on est, ce n’est pas toujours facile de trouver un rôle-modèle qui nous ressemble ou vers qui on aimerait tendre plus tard.

 

Selon les endroits où on va, il peu y avoir une invisibilisation de la femme et des minorités qui est encore plus importante que ça peut être dans des pays occidentaux. Et pourtant , en Géorgie, en Azerbaïdjan, je ne les voyais pas ces femmes pas ces femmes mais elles étaient là. En France, on les voit, donc on a l’impression qu’on est arrivés au bout de la lutte mais en fait non. On est plus avancés sur certains points, au niveau des lois, mais on est encore très loin d’avoir atteint les idéaux féministes qu’on peut avoir.

 

On fonctionne en Olympiades. On est embauchés pour 4 ans. Moi j’ai envie d’évoluer au sein de mon travail. J’ai l’ambition d’atteindre le plus haut poste dans la profession en tant que kiné au sein de la Fédération qui évolue après les Jeux Olympiques.

 

Avec mon conjoint, on s’est plus ou moins dit que si on voulait un enfant, l’idéal c’est qu’on ne l’ai pas au milieu d’une Olympiade parce qu’enceinte, on ne peut pas voyager et le rythme est éreintant.

 

On s’est dit, c’est maintenant ou c’est dans 4 ans.

 

L’arrivée d’un enfant chamboule un couple. Il faut rester positif sur le fait que c’est normal que c’est différent et que c’est normal qu’il faille se réinventer en tant que couple et qu’il faut réussir à parler en amont.

 

On adore nos métiers respectifs. Ni l’un ni l’autre, à l’heure actuelle, on est capable d’arrêter. Donc on veut penser à tout mettre en place et se dire que c’est possible de continuer à faire ce qu’on aime.

 

Si l’un de nous deux décidait, en amont, d’arrêter son travail en prévision des difficultés qui allaient arriver, on aurait un ressentiment plus ou moins conscient vis-à-vis de cet enfant. On ne voulait pas créer une espèce de charge qui incombait cet enfant sans que lui ou elle l’ait décidé.

 

On ne voulait pas s’infliger ça sans savoir si ça allait le faire ou pas.

 

Il faut réfléchir à tous les moyens que tu peux mettre en place pour continuer à faire ce que tu as envie.

 

Pourquoi tu fais les choses ? Comment tu peux les faire ? Qu’est-ce qui peu être mis en place pour les faire ou pour changer de direction ?

 

Je pense qu’on peut exister au delà d’être un père ou une mère, elle préférera nous voir épanouis dans nos boulot respectifs plutôt que tristes à la maison.

 

En travaillant on peut tout réussir !

Les tips de Caroline

  • Se mettre le dimanche autour de la table et se dire « comment ça se passe la semaine prochaine ? »
  • Tout noter sur un tableau :
    Pour savoir ce qu’on a à faire et quand on pourra souffler.
    Pour permettre de ne pas tout faire dans la précipitation et de garder une part de contrôle sur l’organisation de la semaine.

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