Episode 32

La vocation de l’IEF

La vocation de l’IEF
Avoir des enfants et décider de les accompagner dans leur éveil et leurs apprentissages.
 
Cette semaine, j’ai le plaisir d’accueillir Doriane QUAGLIOZZI qui nous partage parcours qui l’a mené à instruire en famille.

Doriane en quelques mots :
👠   Working Mum
👜   Directrice artistique, Instructrice en famille & créatrice du compte Jeux.t.aime

👨‍👩‍👧‍👦   Maman de Marin (7 ans), Jasmin (3ans) et Cézanne (3 mois)

De Directrice Artistique sur Paris à la Côte Basque

Le rôle-modèle de Doriane ? Son grand-père qui se mettait à hauteur d’enfant pour jouer avec ses petits-enfants et leur raconter des histoires.

Un autre homme joue un rôle majeur dans son orientation en l’incitant à suivre ses passions, son père.
C’est ainsi qu’elle transforme sa passion pour le dessin en métier d’excellence : Directrice Artistique pour des maisons de Luxe.
Lorsqu’elle tombe enceinte de Marin, la beauté, elle la veut dans l’environnement quotidien de son enfant.
Elle part alors pour une région dont elle est tombée amoureuse plus jeune avec son mari : la côte basque.
C’est là-bas qu’elle s’est projetée Maman avec ces enfants lançaient leurs cartables sur le sable pour se jeter à l’eau en sortant de l’école.

La vocation de l’IEF

Puis en voyant les capacités d’apprentissage extraordinairede son bébé et son envie d’apprendre, elle cherche des solutions.
Et cette fois, c’est sa mère qui la met sur la voie des neurosciences et la pédagogie Montessori.
Et comme Doriane a le sens de la perfection, elle décide de se former.
Elle a alors la confiance nécessaire pour accompagner son enfant et l’instruction en famille s’impose comme une évidence.
Dans cet épisode, Doriane nous raconte son parcours vers la maternité et l’IEF.
On y parle de son couple, des injonctions à la réussite, de cette capacité à s’en libérer pour vivre pleinement la vie qui nous ressemble.
Et elle nous livre aussi des informations riches sur la pédagogie Montessori, son approche de l’IEF et son organisation pour accompagner ses enfants dans leurs apprentissages.
Je ne vous en dis pas plus et vous laisse découvrir son témoignage.

Belle écoute ✨

Chapitrage

04:21 : Enfance & Rôles Modèles
19:04 : Rencontre avec le père de ses enfants
25:07 : Vie de Directrice artistique
29:43 : La bascule
41:29 : La vocation de l’IEF
44:46 : L’IEF en pratique
59:46 : Entrée à l’école de Marin
01:08 : Regard sur la législation autour de l’IEF

Quelques extraits

Mon grand père, c’est un des seules personnes qui se mettaient à quatre pattes avec nous et qui jouait avec nous au sol.
Et c’est vrai que c’est quelque chose pour moi qui est hyper fort, se mettre à hauteur d’enfant. Je pense que ça aussi beaucoup joué dans ma construction personnelle.

J’avais ce grand-père incroyable, qui nous racontait plein d’histoires et qui rentrait dans notre monde aussi.Qui s’intéressait à chaque chose qu’on faisait, qui se mettait à notre hauteur et qui jouait avec nous.

 

Mon père me disait : « Quitter ses enfants c’est difficile donc il faut le faire pour quelque chose qu’on aime. »

 

On a passé 5 mois à Guéthary, et je voyais les enfants qui quittaient l’école et qui lançaient leur sac d’école sur la plage et qui partaient surfer. Et c’est vraiment quelque chose qui m’a marqué. Et je sais qu’à ce moment là je me suis dit, c’est ça que je veux pour mes enfants et l’objectif c’est ça ! C’est de réussir à vivre au bord de l’eau et que leur vie soit des vacances.

 

Ce qui est un peu personnel c’est que je suis hyper perfectionniste. Quand je me mets dans quelque chose je veux le faire parfaitement bien. Si je ne le fais pas parfaitement bien je ne suis pas épanouie.
La Maternité, ça a été un peu ça, je voulais avoir les clefs pour faire les choses bien et essayer de m’informer et me dire qu’il y avait différentes façons de penser.
Quand on me disait des choses et que ça ne rentrait pas en résonance avec mon intuition et mon coeur, je me disais que « c’est que ça ne va pas » et donc j’allais chercher l’information ailleurs.

Tout s’est aligné et on s’est dit on va mettre quelque chose de côté, c’est l’argent mais on va s’offrir une jolie vie.

 

Dans la pédagogie Montessori, il y a quelques principes qui sont forts. Les principes forts sont :
– L’autonomie de l’enfant : « apprends-moi à faire seul »
– L’environnement adapté et préparé
– Le matériel d’apprentissage sensoriel
– Les périodes sensibles.

Les périodes sensibles c’est quelque chose qui a été hyper important, hyper fondateur : l’enfant va d’un coup déclencher une envie et il va vouloir apprendre quelque chose. Et ce moment là, c’est un moment qui est hyper précieux dans la vie parce que ce moment là ça va être une fois dans la vie.

A ce moment-là, il est capable d’apprendre hyper facilement tout ce qu’il veut parce que c’est un besoin qui est endogène, qui vient de lui. Alors que si tu passes à côté de ça, si tu lui demande de rentrer dans l’apprentissage plus tard, ça va lui demander beaucoup plus d’effort et l’apprentissage peut devenir laborieux et devenir un effort.

Et ça je n’avais pas du tout envie, quand je voyais Marin qui apprenais à lire de cette manière je me disais c’est absolument incroyable. Pour moi ça a été une révolution totale !
Il était d’une curiosité ! T’avais l’impression qu’il avait vraiment ce but là !

 

Le choix d’instruire en famille, le choix d’instruction de ton enfant, c’est quelque chose qui est fondamental, qui est hyper personnel.
C’est pas que priver les familles qui font de l’instruction en famille de liberté, c’est priver tout le monde.

Parce que demain, tout le monde peut avoir un souci à l’école et tu peux te dire : « ben non l’école c’est pas pour mon enfant. »

Les tips de Doriane

  • Observer et suivre les phases sensibles de son enfant pour l’accompagner dans ses apprentissages sans contraintes.
  • Se renseigner mais surtout suivre son intuition et son coeur pour savoir si cette voie nous convient.

Retrouvez Doriane

  • Sur Instagram : @jeux.t.aime

 

Crédit photo : Cecilia Thibier

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